Outils et gestion de projet

Fintechs et invisibles économiques

Cas pratiques et cartographie des solutions pour les TPE et les acteurs informels

Série « Secteur informel, PME et économie en Afrique », article 8 sur 11

Cet article prolonge l’analyse développée dans « Faut-il vraiment formaliser le secteur informel ? » : plutôt que de forcer l’informel à se formaliser, l’intégrer en partant de ce qu’il fait déjà.

Au marché, la commerçante n’a pas de compte en banque, mais elle a un téléphone. Elle encaisse, envoie, reçoit, rembourse. Sans le savoir, elle écrit chaque jour son historique financier. La banque ne la voit pas ; son téléphone, si. Reste à savoir qui lira cet historique, à quelles conditions, et à son profit ou à ses dépens.

Introduction : la banque ne parle pas à tout le monde

Des millions d’Africains restent invisibles pour les banques traditionnelles : petits commerçants, travailleurs journaliers, femmes rurales, jeunes sans revenu fixe, très petites entreprises (TPE) sans historique bancaire. Pas de revenus formels, pas de garanties, pas d’historique : des fintechs tentent de combler ce vide avec des outils simples et mobiles. Si la collecte de la contribution et le service des droits doivent passer par le téléphone, reste à savoir qui fait quoi aujourd’hui, pour qui, et avec quels résultats.

I. La banque a stagné, le téléphone a progressé

Les chiffres de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) résument le paradoxe. En 2024, dans l’UEMOA, le taux de bancarisation strict était de 25,2 %, en léger recul sur 2023. Mais le taux global d’utilisation des services financiers atteignait 73,6 %, porté, selon la BCEAO elle-même, par les services de monnaie électronique, « principaux vecteurs de l’inclusion financière » de la zone (BCEAO, 2026).

L’inclusion reste inégale. En Afrique subsaharienne, 52 % des femmes détenaient un compte en 2024, contre 64 % des hommes, soit un écart de 12 points, le deuxième plus élevé au monde (Banque mondiale, 2025 ; voir mon article « Femmes de l’informel : du marché Gouro à l’égalité d’accès », à paraître). Aux obstacles connus (coût, éloignement des agences, procédures, défiance), les TPE ajoutent leurs contraintes : flux irréguliers, peu de garanties, dépendance au cash. Sans compte, on épargne mal ; sans épargne, on n’obtient pas de crédit ; et sans crédit, une petite affaire reste petite.

Encadré : les invisibles économiques et leurs cinq besoins Une enquête qualitative menée en mai 2025 à Abidjan auprès d’usagers du crédit mobile décrit des budgets « marqués par l’irrégularité des revenus, la pluriactivité et une forte exposition aux aléas ». Le crédit mobile, le crédit entre proches et l’épargne y coexistent : tontines, associations, « coffres-forts » de mobile money, argent confié à un proche ou liquide mis de côté. La plupart des personnes interrogées n’ont jamais eu accès au crédit bancaire ni aux prêts de la microfinance (Ducourant, 2026). Leurs besoins tiennent en cinq verbes : encaisser (paiements des clients, sans perte ni vol) ; épargner (mettre de côté, même peu, même chaque jour) ; emprunter (un fonds de roulement court, pour acheter du stock) ; s’assurer (contre la maladie, l’accident, l’incendie de l’étal) ; compter (savoir ce que l’on gagne vraiment). Cette grille en cinq verbes est ma propre synthèse, pas une statistique.

II. Qu’est-ce qu’une fintech inclusive ?

Une fintech inclusive offre des services financiers simples à des publics que la banque ne sert pas : services pensés pour le mobile, y compris les téléphones basiques via les codes USSD ; micro-paiements, épargne, crédit, assurance ; coûts faibles ; ergonomie simplifiée, parfois en langues locales. Les meilleures partent du terrain vers l’outil, et non l’inverse : elles observent comment les gens paient, épargnent et empruntent déjà, puis numérisent ces pratiques.

III. Trois études de cas en Afrique de l’Ouest

A. Wave (Sénégal, Côte d’Ivoire) : la guerre des prix

Lancée au Sénégal en 2018, Wave a imposé un tarif de 1 % sur les transferts entre particuliers, face à une fourchette historique de 6 à 10 %, avec une application simple et un marketing visible (GSMA, 2024). Elle affiche aujourd’hui des dépôts et des retraits gratuits et des transferts à 1 % (Wave, s.d.). L’effet sur les prix est documenté : au Sénégal, les opérateurs historiques ont ramené leurs frais à 1 % (GSMA, 2024) ; fin novembre 2021, Orange Money a même supprimé ses frais de retrait et fixé à 0,8 % la commission d’envoi (Velluet, 2021).

Les revers sont tout aussi documentés. La baisse des tarifs a réduit les commissions des agents : certains agents d’Orange Money au Sénégal ont déclaré avoir perdu 50 % de leurs revenus ; en Côte d’Ivoire, des agents ont fait grève plusieurs jours en août 2022 (GSMA, 2024). Leurs syndicats visaient d’ailleurs moins Wave que les opérateurs historiques, accusés de verser depuis plus d’une décennie des commissions « qui ne permettaient déjà pas aux PDV (propriétaire de point de vente) que nous sommes de vivre décemment de notre activité » (KOACI, 2022). Enfin, une réduction de 15 % de ses effectifs a conduit Wave à réduire ses opérations au Mali, au Burkina Faso et en Ouganda. La GSMA s’interroge sur la pérennité d’un modèle à 1 % financé par le capital-risque (GSMA, 2024). Précision utile : la GSMA représente les opérateurs, concurrents directs de Wave ; ses conclusions sont celles d’une partie intéressée, même si les faits cités sont vérifiables. Faute de donnée indépendante, nous ne citons aucun nombre d’utilisateurs de Wave.

B. Moniepoint (Nigeria) : prêter sur les flux réels

Moniepoint propose aux PME et aux micro-entreprises des services intégrés : terminaux de paiement, comptes professionnels, crédit. Son innovation clé tient en une règle : seuls les entrepreneurs dont le compte professionnel est actif depuis au moins six semaines, et qui l’utilisent régulièrement pour toutes leurs transactions, peuvent demander un prêt (Moniepoint, s.d.). Le crédit repose non plus sur une garantie ou un bilan, mais sur les flux observés. C’est exactement la logique à appliquer à la contribution : un paiement régulier crée un historique, et l’historique ouvre des droits.

C. Orange Bank Africa (Côte d’Ivoire) : le microcrédit dans le portefeuille mobile

Orange Bank Africa propose le prêt Tik Tak directement dans l’application Orange Money. Il faut être client d’Orange Money depuis au moins six mois ; le montant proposé dépend de l’usage du compte (paiement de factures, transferts, retraits) et de l’épargne. Pour les prêts de 5 000 à 50 000 FCFA sur un mois, le coût affiché est de 1,15 % hors taxes, auxquels s’ajoutent 2 400 FCFA hors taxes par an pour l’accès aux services numériques ; au-delà de trois jours de retard, une pénalité de 10 % s’applique et l’emprunteur peut être déclaré au bureau d’information sur le crédit (Orange Bank Africa, s.d.). En 2023, la Société financière internationale (IFC) a annoncé une garantie de 50 % sur un portefeuille de prêts numériques aux MPME pouvant atteindre l’équivalent de 30 millions de dollars, avec un objectif d’environ 300 000 prêts supplémentaires d’ici 2025, notamment dans les zones rurales et mal desservies (IFC, 2023). C’était un objectif ; aucun bilan n’a été publié à notre connaissance.

Encadré : tableau comparatif des trois solutions

Wave Moniepoint Orange Bank Africa
Pays Sénégal, Côte d’Ivoire, autres Nigeria Côte d’Ivoire
Service principal Transferts, paiements, dépôts et retraits Comptes, terminaux de paiement, crédit aux entreprises Microcrédit et épargne via Orange Money
Accessibilité Dépôts et retraits gratuits, transferts à 1 % Compte actif depuis 6 semaines pour emprunter Client Orange Money depuis 6 mois
Innovation Rupture des prix Crédit fondé sur les flux Montant fondé sur l’usage du mobile
Public cible Particuliers, commerçants PME, micro-entreprises Particuliers, commerçants, MPME
Point de vigilance Revenus des agents, pérennité Concentration au Nigeria Pénalités de retard, fichage

Sources : GSMA (2024) ; Wave (s.d.) ; Moniepoint (s.d.) ; Orange Bank Africa (s.d.) ; IFC (2023).

IV. Cartographie : qui fait quoi ?

Cette cartographie, non exhaustive, décrit les services tels que les entreprises les présentent ; elle ne vaut pas évaluation d’impact.

Tableau : cartographie de solutions au service des TPE et des acteurs informels

Fintech Pays Service principal Cible Point notable
Wave Sénégal, Côte d’Ivoire… Paiement, transfert Particuliers, commerçants Tarif de 1 % (voir III.A)
Paystack Né au Nigeria Paiement en ligne Commerçants, entreprises Société du groupe Stripe
Paga Nigeria Paiements ; application de gestion Doroki pour PME Particuliers, PME Infrastructure de paiement pour tiers
Moniepoint Nigeria Comptes, terminaux, crédit PME Crédit sur flux réels (voir III.B)
Orange Bank Africa Côte d’Ivoire Microcrédit, épargne Clients Orange Money Prêt Tik Tak (voir III.C)
JUMO Plusieurs pays africains Infrastructure de crédit et d’épargne Banques, opérateurs mobiles Technologie en marque blanche
Numida Ouganda Prêts de fonds de roulement par application Micro-entreprises de 6 mois et plus Intérêts de 13 à 25 % par mois
Izili (ex-Baobab+) Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigeria, Madagascar Kits solaires et appareils numériques à crédit Ménages, entrepreneurs 425 000 ménages équipés (déclaré)
Oze Ghana, Nigeria, Rwanda, Madagascar Comptabilité, factures, stocks ; accès au crédit TPE, PME Gestion et crédit liés
Turaco Kenya, Ouganda Micro-assurance santé et vie intégrée Clients de partenaires (microfinance) Primes dès 0,50 $ par mois
MaTontine Sénégal Tontine numérique et crédit Membres de tontines, surtout des femmes Défaut de 3 % lors du pilote

Sources : sites des entreprises consultés en octobre 2026 (Paystack, s.d. ; Paga, s.d. ; JUMO, s.d. ; Numida, s.d. ; Oze, s.d.) ; BioLite (2025) pour Izili ; ASA International (2025) pour Turaco ; Murthy et Fernandez-Vidal (2019) pour MaTontine.

Deux exemples s’imposent. Au Sénégal, MaTontine a numérisé la tontine sans la remplacer : pendant un pilote de six mois, elle a enregistré 1 047 membres dans 62 tontines, dont 95 % de femmes, et a prêté à 602 d’entre eux ; le taux de défaut est resté de 3 %, mais il est monté à 8 % dans les groupes où les membres ne se connaissaient pas (Murthy et Fernandez-Vidal, 2019). La confiance sociale reste la meilleure garantie. Turaco, avec l’institution de microfinance ASA International, intègre une assurance vie et hospitalisation au décaissement des prêts, pour des primes à partir de 0,50 dollar par mois, au Kenya et en Ouganda (ASA International, 2025) : l’assurance arrive sans démarche supplémentaire.

V. Ce que les fintechs changent vraiment, et où

  • Le risque est redéfini. Moniepoint et Orange Bank Africa évaluent l’emprunteur à partir de ses flux et de son usage du mobile, plutôt que de ses garanties.

  • Les coûts de transaction baissent. Le passage de 6-10 % à 1 % sur les transferts au Sénégal en est la preuve la plus nette (GSMA, 2024).

  • L’infrastructure publique suit. Le 30 septembre 2025, la BCEAO a lancé la plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI), accessible en continu dans les huit pays de l’UEMOA, avec un QR code marchand standardisé ; elle cite expressément, parmi ses usages, le paiement des aides sociales et le recouvrement fiscal (BCEAO, 2025).

  • La géographie reste inégale. La plupart des acteurs cités sont nés au Nigeria ou en Afrique de l’Est ; l’Afrique de l’Ouest francophone progresse surtout par des partenariats.

C’est ici que la fintech rejoint le troisième levier que je défends dans « Faut-il vraiment formaliser le secteur informel ? » : une contribution payée régulièrement par mobile pourrait, avec l’accord explicite de l’entrepreneur, enrichir son profil de crédit. Payer devient alors un investissement : chaque versement rapproche du premier prêt.

VI. Le mirage de la panacée

Toute plaidoirie pour la fintech africaine cite la même étude, parue dans Science : elle estime que l’accès à M-Pesa a sorti de la pauvreté environ 194 000 ménages kényans, soit 2 % du total, notamment des femmes passées de l’agriculture au commerce (Suri et Jack, 2016). Le chiffre, qui a fait le tour du monde, est vivement contesté. Milford Bateman, Maren Duvendack et Nicholas Loubere jugent l’analyse « extrêmement problématique » : pas de groupe témoin permettant d’attribuer les gains à M-Pesa plutôt qu’à l’évolution générale de l’économie, aucune prise en compte des faillites de micro-entreprises, ni du surendettement, ni des risques reportés sur les plus pauvres (Bateman, Duvendack et Loubere, 2019).

Leur objection la plus forte parle directement à l’économie informelle : l’effet d’éviction. Quand le mobile money pousse de nouvelles venues vers le petit commerce sans que la demande locale augmente, elles prennent des clients aux vendeuses déjà installées ; le gain net d’emplois et de revenus peut alors être faible, voire proche de zéro (Bateman, Duvendack et Loubere, 2019). Dix étals de plus sur un marché qui n’a pas plus de clients, ce n’est pas du développement : c’est un partage de la pénurie. C’est pourquoi cette série ne fait jamais de la fintech une fin, mais l’outil d’une politique qui doit aussi agir sur la demande, la productivité et les débouchés.

VII. Limites et défis

Le coût du crédit varie dans des proportions considérables. Sur un mois, le prêt Tik Tak coûte 1,15 % hors taxes et hors frais annuels (voir plus haut) ; le prêt M-Shwari au Kenya, 7,5 % de frais pour 30 jours (Safaricom, s.d.) ; un prêt Numida en Ouganda, de 13 à 25 % d’intérêts par mois (Numida, s.d.). Rapporté à l’année sans capitalisation, 7,5 % par mois représentent déjà 90 %. Le crédit rapide peut sauver un stock ; il peut aussi enfermer dans la dette si les scores sont mal calibrés et l’information mal comprise.

La régulation court derrière l’innovation. Les statuts restent hybrides, entre banque, établissement de monnaie électronique et opérateur télécom, et les cadres varient d’un pays à l’autre. L’interopérabilité progresse, avec PI-SPI, mais elle dépend de la connexion effective de tous les prestataires, que la BCEAO appelle encore de ses vœux (BCEAO, 2025). Les acteurs sont fragiles : au Kenya, la fintech de paiement fractionné Lipa Later a été placée sous administration judiciaire le 24 mars 2025, après l’échec de nouvelles levées de fonds (Abuya, 2025). Les données personnelles, enfin, sont l’envers du scoring : j’y consacre mon article « Au-delà du mobile money : inclusion économique, données et confiance », à paraître.

Le procès des fintechs

« Les fintechs sont des entreprises privées qui cherchent le profit, pas l’inclusion. » C’est vrai, et ce n’est pas un défaut en soi : Wave a fait baisser les prix plus vite qu’aucune politique publique. Mais le profit peut aussi se faire sur des taux mensuels à deux chiffres, ou sur la fragilité des agents. D’où la nécessité de règles claires sur la transparence des coûts, exprimés en taux annuel, et d’un partenariat public-privé où l’État fixe le cadre et les fintechs innovent.

« Brancher la contribution sur le mobile, c’est rendre l’État dépendant d’opérateurs privés. » Juste : un monopole de collecte serait dangereux, et la taxation des transactions elle-même peut faire fuir vers le cash, comme l’a montré l’E-Levy ghanéenne (voir mon article « Réinventer la fiscalité de l’informel : une contribution unique modulée, un forfait et des paliers », à paraître). D’où un paiement multicanal et interopérable, adossé à l’infrastructure publique PI-SPI, et aucune taxe sur les transactions : la contribution se paie par mobile, elle n’est pas prélevée sur chaque paiement.

Conclusion : la banque des invisibles est là, mais elle reste à bâtir

Les fintechs ne sont pas une solution miracle, mais un maillon essentiel : il faut les soutenir, les réguler intelligemment et les connecter aux politiques publiques, à commencer par la contribution et les droits sociaux proposés dans cette série.

Car un compte mobile n’est pas une transformation économique. Combien de ces comptes servent vraiment ? Qui détient les données qu’ils produisent ? Et comment bâtir la confiance sans laquelle rien ne tient ?

À suivre, mon prochain article : « Au-delà du mobile money : inclusion économique, données et confiance ». De l’accès à l’usage, et de l’usage à la transformation, sans sacrifier la protection des données.

Références

Abuya, K. (2025, 27 mars). « Lipa Later enters administration after failed fresh fundraising efforts ». TechCabal. https://techcabal.com/2025/03/27/lipa-later-enters-administration/

ASA International (2025, 7 mai). « Microinsurance Launch: Expanding Access to Insurance Across our African Markets ». https://www.asa-international.com/media/featured-news/microinsurance-launch/

Banque mondiale (2025). The Global Findex Database 2025, synthèse régionale Afrique subsaharienne (FinDev Gateway). https://www.findevgateway.org/region/financial-inclusion-sub-saharan-africa

Bateman, M., Duvendack, M. et Loubere, N. (2019). « Is fin-tech the new panacea for poverty alleviation and local development? Contesting Suri and Jack’s M-Pesa findings published in Science ». Review of African Political Economy, 46(161). https://doi.org/10.1080/03056244.2019.1614552

BCEAO (2025, 30 septembre). « Lancement officiel de la Plateforme interopérable du système de paiement instantané (PI-SPI) de l’UEMOA ». https://www.bceao.int/fr/content/lancement-officiel-de-la-plateforme-interoperable-du-systeme-de-paiement-instantane-pi-spi

BCEAO (2026). Rapport sur la situation de l’inclusion financière dans l’UEMOA au cours de l’année 2024. https://www.bceao.int/sites/default/files/2026-06/Rapport_Annuel_Inclusion_Financiere_2024.pdf

BioLite (2025, 6 mai). « Baobab Group Completes Strategic Sale of Majority Stake in Baobab+ to BioLite ». https://www.bioliteenergy.com/blogs/press/baobab-group-completes-strategic-sale-of-majority-stake-in-baobab-to-biolite

Ducourant, H., avec Beauvisage, T. et Gire, F. (2026, 1er septembre). « “Et clic, l’argent est là” : les usages du crédit digital en Côte d’Ivoire ». The Conversation. https://theconversation.com/et-clic-largent-est-la-les-usages-du-credit-digital-en-cote-divoire-290006

GSMA (2024). Disruption vs. sustainability: Lessons from mobile money in West Africa. Mars 2024. https://www.gsma.com/solutions-and-impact/connectivity-for-good/mobile-for-development/wp-content/uploads/2024/03/Disruption-vs-sustainability_-Lessons-from-mobile-money-in-West-Africa.pdf

IFC (2023, 4 juillet). « IFC Partners with Orange Bank Africa to Increase Digital Lending for Small Businesses in West Africa ». https://www.ifc.org/en/pressroom/2023/ifc-partners-with-orange-bank-africa-to-increase-digital-lending-for-small-businesses-in-west-africa

JUMO (s.d.). Site officiel. https://jumo.world

KOACI (2022, 15 août). « Côte d’Ivoire : Mobile money, après une semaine de grève, les acteurs et propriétaires lèvent leur mot d’ordre de grève, mais campent sur leurs revendications ». https://www.koaci.com/index.php/article/2022/08/15/cote-divoire/societe/cote-divoire-mobile-money-apres-une-semaine-de-greve-les-acteurs-et-proprietaires-levent-leur-mot-dordre-de-greve-mais-campent-sur-leurs-revendications-ce-quils-prevoient_162418.html

Moniepoint (s.d.). « Who is eligible to apply for a business loan? ». https://support.moniepoint.com/topics/loans-225/who-is-eligible-to-apply-for-a-business-loan-317

Murthy, G. et Fernandez-Vidal, M. (2019). Fintechs and Financial Inclusion: Lessons Learned. CGAP. https://www.cgap.org/sites/default/files/publications/2019_05_Case_Study_Fintech_and_Financial_Inclusion.pdf

Numida (s.d.). « FAQs », Ouganda. https://ug.numida.com/faqs/

Orange Bank Africa (s.d.). « Le prêt Tik Tak ». https://orangebank.ci/pret-tiktak-classique

Oze (s.d.). Site officiel. https://getoze.com

Paga (s.d.). Site officiel. https://paga.com

Paystack (s.d.). Site officiel. https://paystack.com/countries

Safaricom (s.d.). « M-Shwari FAQs ». https://www.safaricom.co.ke/media-center-landing/frequently-asked-questions/m-shwari-faqs-safaricom

Suri, T. et Jack, W. (2016). « The long-run poverty and gender impacts of mobile money ». Science, 354(6317), 1288-1292. https://doi.org/10.1126/science.aah5309

Velluet, Q. (2021, 13 décembre). « Cheikh Tidiane Sarr (Orange Money Sénégal) : “Avec Wave, l’équilibre des prix a été brutalement rompu” ». Jeune Afrique. https://www.jeuneafrique.com/1279167/economie-entreprises/cheikh-tidiane-sarr-orange-money-senegal-avec-wave-lequilibre-des-prix-a-ete-brutalement-rompu/

Wave (s.d.). Site officiel. https://www.wave.com/fr/

Recevez ma newsletter toutes les deux semaines et mon guide Investir et entreprendre en Côte d'Ivoire.

Recevoir le guide Parlons de votre projet

À lire aussi